Je me trimbalais dans la vie, en me sentant fatiguée d’être fatiguée. Je pensais avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour avoir une bonne vie, mais ce n’était pas le cas.

J’avais conscience que l’homme avec qui je sortais par intermittence depuis 8 ans , était une drogue pour moi et qu’il me tuait plus qu’il ne me procurait d’euphorie. Je voulais en sortir, mais je ne savais pas comment , ni même si j’avais assez d’énergie pour le faire. J’avais déjà essayé, mais je revenais invariablement au poison qu’il m’insufflait. Je vivais en victime.
Je peux regarder en arrière à présent. J’ai conscience que j’ai aimé partager ma triste vie avec les autres parce que cela me procurait de la validation.
Je vivais grâce aux déclarations du style « Je suis vraiment désolé.e que tu traverses ça » ou en me raccrochant à toute pitié que je pouvais recevoir. Je n’avais aucune idée d’à quel point j’étais accro à tout ça. J’avais désespérément besoin d’être aimée, j’étais prête à obtenir cela par tous les moyens possibles, partout où je le pouvais,

CoDA m’a donné la force de me regarder dans le miroir. J’accusais le monde et les autres, mais je ne voyais jamais ma propre part de responsabilité dans le processus. Je n’avais jamais remarqué à quel point j’aimais ce que je prétendais détester.
Pas étonnant qu’il m’ait fallu des années pour enfin quitter une relation toxique. J’aimais le malheur et je n’avais vraiment aucune idée de comment vivre sans lui.
Les relations saines m’étaient étrangères et CoDA m’a aidé à comprendre ce qui était sain. Que cela commençait par moi-même. Que j’avais besoin de m’aimer de tout mon cœur et avec autant d’amour et de compassion que possible. Cela devait commencer par moi.

Je n’ai plus besoin d’aucune forme de validation. Peut-être qu’on m’en donnera parfois, mais je ne suis plus en recherche , ni en désir d’en avoir.
J’ai des limites saines et je définis ce que signifie être sain.e en moi-même et dans mes relations avec les autres. J’ai dû apprendre ce qu’est être sain.e et cela a commencé par regarder en moi-même.
Marguerite (2018)
Texte original traduit par CoDA France- Credit Photo Pexels



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