Quand je suis arrivée chez CoDA, j’étais déjà dans deux autres programmes en 12 Etapes. Ma marraine dans l’un de ces programmes m’avait encouragée à aller aux réunions CoDA. Le timing parfait, un truc de Dieu. Dans les réunions CoDA, j’ai entendu d’autres personnes évoquer leur combat pour développer des relations saines. Je me suis reconnue dans beaucoup de partages, même si nos vies étaient différentes à bien des égards.

Il y a eu des périodes où je n’ai pas été aux réunions de façon régulière, mais j’ai continué à appliquer les principes CoDA dans de nombreux aspects de ma vie.
Lorsque la pandémie est arrivée, j’ai eu l’occasion de participer à beaucoup plus de réunions qu’avant. Les réunions en ligne ont rendu cela possible. Au cours des 6 dernières années, j’ai fait au moins une réunion chaque semaine.
Le mois dernier, j’ai assisté à une réunion présentielle, c’était la première depuis de nombreuses années. C’est à cette réunion que j’ai annoncé que je célébrais mes 23 ans en CoDA. A mon grand plaisir, il existait bien un médaillon pour marquer le coup.
Même si je suis en rétablissement depuis des d’années, j’ai encore du mal avec ma tendance à contrôler ou à vouloir contrôler. J’ai aussi besoin de m’assurer que je pratique des limites saines.
Aller aux réunions, physiques ou en ligne, cela me permet de pratiquer des relations et des limites saines. Au sein des Co-dépendant.e.s Anonymes, je fais l’expérience d’un endroit sûr où je peux m’autoriser à être vulnérable, mettre en pratique de bonnes compétences en communication, telles que l’écoute active sans réagir ni interrompre, entre autres comportements sains.

Je continue à aller régulièrement aux réunions. Chaque semaine, je parle (en ligne) avec ma co-marraine qui vit en Europe. Nous nous sommes rencontrées lors d’une réunion en ligne il y a trois ans ; et nous avons développé une relation très gratifiante, pleine de confiance mutuelle.
Nous nous soutenons mutuellement « en mode CoDA ». Nous lisons de la littérature CoDA, échangeons sur ce que nous avons lu et répondons aux questions mentionnées dans le texte lu. Nous faisons également des partages ( nous » gardons notre temps ») quant aux dernières actualités de notre rétablissement.
CoDA a été un solide soutien pour moi pendant de nombreuses années. Je peux voir combien je développe un sens de moi plus fort , même si cela se fait parfois moins vite que je ne voudrais.

Ma relation avec ma Puissance Supérieure est un processus et une pratique au long cours. J’apprends à me considérer comme l’égale des autres dans toutes mes relations, et je garde à l’esprit qu’il y a une puissance plus grande que moi. Je me tourne vers cette puissance pour m’aider à faire face aux défis auxquels je suis confrontée.
Je ne me sens plus en surpuissance par rapport aux autres. J’utilise une « boîte à Dieu » pour lâcher prise et m’en remettre à Dieu. ( NB- c’est une boîte où on dépose ses tracas par écrit afin de laisser Dieu agir).

Je prie régulièrement. Je suis un être humain, donc je m’accepte dans mon imperfection. Je demande de l’aide, non seulement celle de ma Puissance Supérieure, mais je sollicite aussi , de manière saine, celle de personnes saines et dignes de confiance.
Les outils du rétablissement, les Etapes, les Traditions CoDA continuent de me soutenir tandis que je reste engagée dans ce programme un jour à la fois.
Lynne S.
10 février 2026
Original » 23 yrs one day at a time » publié sur coda.org- CoDA France- 2026- Crédit Photos Pexels

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