Je me sens triste. Fatigué. Un peu dépassé. A 82 ans, je pleure souvent. Le soir, au coucher. Au réveil le matin. Parfois en plein jour.

Je suis stressé. Ma femme a une nouvelle cheville. Elle récupère mieux que moi avec mes nouveaux genoux. Quelque chose me dit de ne pas comparer.
C’est triste de voir tant d’ami.e.s disparaître, de savoir que nous jouons les « périodes de prolongation » à présent.
Mon beau-frère préféré vient de mourir d’un cancer fulgurant du pancréas. Sa femme / ma sœur, ne communique plus avec moi depuis des années, à sa propre demande.

A mon frère jumeau, j’ai récemment posé des limites (saines) en matière de politique, de religion, et autres sujets qui me font partir au quart de tour. Je confie notre relation, ou plutôt « manque de relations « , à Dieu. (Et mon critique intérieur de me reprocher cette maladroite formulation.)
Je pourrais continuer encore et encore, mais… (Je sors d’une sieste de trois heures). Et j’ai perdu le fil de mes pensées – normal pour un homme vieillissant.
Ma femme vient de m’annoncer qu’un ami.e de la famille âgé de 50 ans est lui aussi atteint.e d’un cancer du pancréas. Merde! Les trucs mauvais arrivent aux personnes bien.
Dieu merci, j’ai CoDA. Je prie. J’appelle mon parrain. On partage le bon comme le mauvais. J’appelle des ami.e.s du programme ( CoDA).


Les promesses de la Neuvième Etape se réalisent. Ma femme a commencé à guérir. Moi, je suis encore en train de m’en remettre . Encore dans le chagrin du deuil. En gratitude pour le plan de Dieu.
Une partie de mon rétablissement en CoDA consiste à partager mon histoire. Elle ne cesse de s’améliorer. Alors, je ne cesse d’y revenir. Ça marche quand je le fais marcher. Et j’en vaux la peine.
Anonyme
5/12/2023
Texte original publié sur Coda.org– Traduit par CoDA France- 2025- Crédit photos Pexels


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