Lorsque j’ai mis les pieds chez CoDA pour la première fois, c’était à cause d’une relation qui était devenue codépendante. Quand cette dynamique a été reconnue et qu’un espace s’est créé, j’ai été anéanti.

J’étais amoureux, et une partie de moi croyait que si je venais là et travaillais sur moi-même, alors peut-être que les choses ne s’écrouleraient pas. Avec le recul, je vois très clairement que c’était en réalité le mécanisme de ma codépendance qui m’avait poussé à venir chez CoDA — cette habitude de plier ma volonté à celle de quelqu’un d’autre.
Les deux premiers mois ont été difficiles. J’ai dû lâcher prise, non seulement d’une personne, mais aussi d’une illusion. J’ai dû abandonner un fantasme qui me procurait des euphories, puis des chutes brutales et un sentiment de manque.
Ce lâcher-prise m’a forcé à enfin affronter ce que je fuyais depuis des années : une anxiété lancinante, ma recherche de relations illusoires et la peur de n’être aimable que quand on a besoin de moi.

Curieusement, quand j’ai enfin cessé de vouloir contrôler le cours des choses, la relation a commencé à guérir naturellement. J’avais cru être capable de la sauver , sans jamais y parvenir, mais l’acceptation a permis à quelque chose de plus sain de s’installer.
Récemment, quelque chose a changé après une réunion où on a évoqué la 11eme Etape. Je n’en suis pas encore arrivé à cette Etape-là, mais la discussion m’a marqué.

Avant, je ne savais pas comment parler à Dieu ou à quelque chose de plus grand que moi , mais je me suis mis à essayer – surtout seul dans ma voiture. Je passe beaucoup de temps au volant, et le ronronnement régulier de la route apaise mon esprit. Je ne joue pas un rôle, je ne cogite pas – je suis simplement présent. D’une manière ou d’une autre, ça marche. Ces dernières semaines ont été les plus sereines que j’aie connues de ma vie.
J’ai toujours souffert d’anxiété sociale. Récemment, j’ai voyagé, passé du temps avec des ami.e.s , et je me suis senti calme et serein. Je ne pensais pas que cela m’aurait été possible un jour.

Ce qui m’a amené chez CoDA n’explique pas pourquoi je reste. La liberté que je ressens maintenant vient de mon lâcher-prise et de ma confiance en quelque chose de plus grand.
Ma codépendance m’a mené jusqu’ ici. C’est mon rétablissement qui me permet d’y rester. Ce programme et ces espaces y ont grandement contribué.
Bob H.
21/01/2026
Original publié sur coda.org– traduit par CoDA France-2026- Credit photos Pexels

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